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- Ce sujet contient 117 réponses, 36 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
R.Graymarch, le il y a 6 jours et 6 heures.
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11 novembre 2024 à 22 h 15 min #208158
R.Graymarch
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Il est possible que je revienne parler de Jaworski sous peu
En attendant, l’auteur a donné une interview d’1h12 sur roliste.tv et cela peut vous intéresser. C’est très axé jeu de rôle mais chez Jaworski, jdr et romans sont intriqués (et jeu de plateau car oui Te Deum était un jeu de plateau à la base, et adaptation BD etc etc)
Je sers la Garde et c'est ma joie. For this night, and all the nights to come
MJ de Chanson d'Encre et de Sang (2013-2020) et de parties en ligne de jeu de rôle
MJ par intérim de Les Prétendants d'Harrenhal (2024-), rejoignez-nous
DOH : #TeamLoyalistsForeverUntilNow. L’élu des 7, le Conseiller-Pyat Pree qui ne le Fut Jamais12 novembre 2024 à 13 h 40 min #208164Lapin rouge
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Il est possible que je revienne parler de Jaworski sous peu
Quel teasing 😉 ! Merci en tout cas pour la vidéo.
They can keep their heaven. When I die, I’d sooner go to Middle Earth.12 novembre 2024 à 21 h 02 min #208166R.Graymarch
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J’ai le vague projet de lire Le Chevalier aux épines (d’ici mars 2031) et pour cela, je me suis dit que je devrais me mettre à jour avec les nouvelles parlant du protagoniste dans Janua Vera. Sauf que par rapport à ma lecture, Janua Vera a deux nouvelles de plus, donc autant commencer par ce que je ne connais pas
De manière générale, la plume de Jaworski est toujours un bijou. Il aime la langue et ça se voit : le vocabulaire est très recherché (j’ai abandonné l’idée de chercher chaque mot que je ne connais pas) et les tournures excellentes. Vraiment le haut du panier (dans la vidéo, il confesse « je suis prolixe », oui aussi^^)
Monteféllone est un récit de guerre. C’est assez classique mais fort bien mené, avec une bonne chute en plus. Rien à redire
Je serais plus circonspect avec Comment Blandin fut perdu. C’est beaucoup plus original (un imagier à qui on impose un apprenti) et le vocabulaire des peintures/fresques est envahissant dans le bon sens du terme. On « sent » les peintures se faire, avec chaque étape. Sur ce point, Jaworski est toujours impressionnant. Je suis plus mitigé sur le sens de l’histoire même si j’ai lu des réponses sur le net (ou plus haut ici dans le questionnaire^^). Ca n’en fait pas une mauvaise nouvelle mais pour moi ce n’est pas dans le top du volume
Cela dit, j’ai commencé par Avertissement au Lecteur par Don Benvenuto Gesufal et que dire ? C’est magistral de machiavélisme meta. Allez hop, spoiler
Spoiler:On a donc Benvenuto qui s’adresse à nous pour dire qu’il a été surpris en train d’acheter de quoi écrire un livre (Gagner la guerre) et comment il doit s’en sortir pour ne pas que cela se sache car cela pourrait lui nuire.
Si vous êtes un candide lecteur qui ne saisit pas tout le sel de cette question, refermez cet ouvrage et allez voir ailleurs si j’y suis. Si vous êtes un affranchi, vous comprendrez sans peine le guêpier où je m’étais jeté.
Puis, il déroule sur la condition d’écrivain, que ce n’est pas facile, que c’est souvent même nul, que c’est un acte revanchard qui le met face à la mort. Est-ce que Benvenuto croit ses paroles ? Est-ce que Jaworski est sincère ?
En tout cas
Bref, on écrit toujours pour de mauvaises raisons.
Et on lit de la même manière…
Et enfin, le coup de grâce
C’est ce livre rêvé que vous tenez entre vos mains. S’il y a une préface, je vous donne un bon conseil : sautez-la. L’écrivain vous y déballera tout un tas de déclarations d’intentions sur ses références, ses jeux sur les registres et les archétypes, la symbolique de tel ou tel récit, la construction de l’univers fictionnel, la réhabilitation d’une littérature méprisée, j’en passe et des meilleures. Tout ça, c’est un beau ramassis de foutaises.
La seule vérité, c’est qu’il y a de l’humain derrière toutes ces sornettes. Ne vous laissez pas avoir par l’ingénuité du conte et de la nouvelle. Même si ce livre est une compilation de fictions (qui, en définitive, n’existent que dans un coin de ma caboche), il est entièrement vrai.
C’est vous, quelque part, que vous allez chercher dans ces pages.
J’en sors un peu perdu et totalement impressionné par ce petit texte qui est jaworskien en…. diable
Pas tout ça mais j’ai de la relecture ensuite
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DOH : #TeamLoyalistsForeverUntilNow. L’élu des 7, le Conseiller-Pyat Pree qui ne le Fut Jamais13 novembre 2024 à 13 h 14 min #208170Lapin rouge
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En attendant, l’auteur a donné une interview d’1h12 sur roliste.tv et cela peut vous intéresser.
Écouté une grosse moitié. J’en retiens que Jaworski a importé du jeu de rôle vers l’écriture romanesque l’importance du hors-champ : le narrateur (comme le personnage-joueur) n’est pas omniscient, il n’a connaissance que d’une partie de la réalité. Mais, grâce à certains indices, le lecteur peut discerner des éléments cachés. Voilà qui encourage une lecture attentive, et qui n’est pas sans points communs avec la technique d’écriture de GRRM.
On apprend aussi que Jaworski aimerait bien créer un JdR tiré de l’univers du Vieux Royaume, et qu’il a commencé à y travailler, en prévoyant un système de jeu à trois niveaux : un niveau cursif, peu technique et privilégiant la narration, un niveau intermédiaire et un niveau « expert », plus simulationniste.
They can keep their heaven. When I die, I’d sooner go to Middle Earth.14 novembre 2024 à 13 h 28 min #208183Lapin rouge
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Fini d’écouter, très intéressant sur les parallèle entre le métier d’écrivain et l’activité de rôliste.
Sinon, en vrac, Don Benvenuto Gesufal = Benvenuto Cellini + Blaise de Monluc, et Ædan de Vamacel = Chrétien de Troyes + un paladin de D&D.
Enfin, Jaworski s’attaque au dernier pan de son cycle des Rois du monde, La Grande Jument, une trilogie dont le 1er tome devrait sortir en 2026. Ensuite, il prévoit de retourner dans le Vieux Royaume.
They can keep their heaven. When I die, I’d sooner go to Middle Earth.14 novembre 2024 à 14 h 31 min #208186DNDM
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Jaworski s’attaque au dernier pan de son cycle des Rois du monde, La Grande Jument, une trilogie dont le 1er tome devrait sortir en 2026
« Trilogie », on en reparle quand tout le cycle sera terminé, hein. ^^
Ptit rappel que le tome 1 de Rois du Monde, c’est Même pas Mort, et que le tome 2 de Rois du Monde, c’est Chasse Royale, c’est-à-dire un tome qui finalement s’est transformé en deux tomes, puis en trois, puis en quatre (De Meute à Mort + Les Grands Arrières + Percer au fort + Curée chaude). XD
Donc bon ptêt qu’il a changé ses méthodes de travail et qu’il a un plan précis cette fois. Ou ptêt que la trilogie annoncée va se transformer en 12 bouquins. Surtout si c’est toujours avec Les Moutons Electriques, qui sont dans une situation compliquée actuellement, et qui ont largement poussé à découper tout cela en plusieurs livres, là où Jaworski n’en voulait dans l’idéal qu’un seul.
Bon, ceci dit, ce sont d’excellents bouquins, et Jaworski écrit actuellement vite en plus d’écrire bien (les 3 tomes du Chevalier aux épines, qui font plus de 500 pages, sont sortis en mois de 2 ans). Donc ptête que la trilogie se transformera en 12 tomes, mais que tous les tomes seront sortis en 2027.
Auteur de "Les mystères du Trône de Fer", tome I, co-auteur du tome 2: https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/les-mysteres-du-trone-de-fer-les-mots-sont-du-vent/ & https://www.lagardedenuit.com/forums/sujets/les-mysteres-du-trone-de-fer-2/
Présentation & autres pub(lications) : www.lagardedenuit.com/forums/sujets/presentation-dndm/14 novembre 2024 à 20 h 27 min #208191R.Graymarch
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Le jdr Vieux royaume, je ne compterais pas trop dessus, ça a l’air d’être un serpent de mer (cf ce fil) et oui il aimerait bien mais là il n’a pas le temps.
J’en retiens que Jaworski a importé du jeu de rôle vers l’écriture romanesque l’importance du hors-champ : le narrateur (comme le personnage-joueur) n’est pas omniscient, il n’a connaissance que d’une partie de la réalité. Mais, grâce à certains indices, le lecteur peut discerner des éléments cachés.
Y a aussi un parallèle intéressant avec le jeu en grandeur nature (GN) où par (euh) nature, on est au courant que d’une partie des événements, d’une part car ils ne s’adressent pas directement à votre personnage, et d’autre part car si vous mettez des dizaines/centaines de personnes sur plusieurs hectares pendant 2 jours, c’est compliqué de suivre (alors qu’à 5 autour d’une table, ça va). C’est souvent au débrief qu’on se rend compte des autres événements et de leurs ramifications
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DOH : #TeamLoyalistsForeverUntilNow. L’élu des 7, le Conseiller-Pyat Pree qui ne le Fut Jamais14 novembre 2024 à 21 h 58 min #208192Aerolys
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J’ai le vague projet de lire Le Chevalier aux épines (d’ici mars 2031) et pour cela, je me suis dit que je devrais me mettre à jour avec les nouvelles parlant du protagoniste dans Janua Vera. Sauf que par rapport à ma lecture, Janua Vera a deux nouvelles de plus, donc autant commencer par ce que je ne connais pas
Je comptais lire Le chevalier aux Épines. Je n’ai jamais lu de Jaworski et je comptais le lire comme une porte d’entrée dans la bibliographie de l’auteur.
Mais je comprends (peut-être à tort) qu’il y a des pré-requis à lire avant d’attaquer Le chevalier aux Épines. ^^
Toutes les plus belles histoires commencent par une brique sur le pied.
Si Theon ouvre un bar, c'est le Baratheon.
Spoiler:14 novembre 2024 à 22 h 03 min #208193R.Graymarch
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Dans la vidéo, l’auteur dit qu’on peut commencer par Le Chevalier aux épines. Mais comme recommandé par Lapin rouge au dessus,
En attendant, pour celles et ceux qui voudraient une petite mise en bouche, dans Janua Vera (re)lisez Le service des dames et Une offrande très précieuse…
Mais aussi
Je précise d’abord qu’il est possible de lire la trilogie sans avoir rien lu précédemment de l’auteur. Bien sûr, on perd en connaissance préalable de l’univers, de certains des personnages, notamment les deux principaux, Ædan de Vaumacel (le Chevalier aux épines) et Benvenuto Gesufal (l’Assassin). Mais la trilogie se suffit à elle-même. En revanche, l’idéal est d’avoir bien en tête l’intégralité des romans et nouvelles ayant pour cadre le Vieux Royaume pour goûter pleinement les allusions du « Chevalier aux épines ». A minima, la (re)lecture de deux nouvelles de « Janua Vera », « Mauvaise donne » et « Le service des dames », permet de faire connaissance avec les deux principaux protagonistes.
Fichtre ^^
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DOH : #TeamLoyalistsForeverUntilNow. L’élu des 7, le Conseiller-Pyat Pree qui ne le Fut Jamais15 novembre 2024 à 11 h 24 min #208198Liverbird
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Enfin, Jaworski s’attaque au dernier pan de son cycle des Rois du monde, La Grande Jument, une trilogie dont le 1er tome devrait sortir en 2026. Ensuite, il prévoit de retourner dans le Vieux Royaume.
Je n’ai pas lu Rois du monde, a priori ça ne m’attire pas, mais sait-on jamais. Mais savoir qu’il compte retourner ensuite dans le Vieux Royaume, voilà une super nouvelle !
15 novembre 2024 à 17 h 54 min #208203Lapin rouge
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Pour ma part, j’attends que l’intégralité du cycle des Rois du monde soit sortie pour m’y mettre (chat échaudé…).
They can keep their heaven. When I die, I’d sooner go to Middle Earth.15 novembre 2024 à 23 h 11 min #208208Aerolys
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Dans la vidéo, l’auteur dit qu’on peut commencer par Le Chevalier aux épines. Mais comme recommandé par Lapin rouge au dessus,
En attendant, pour celles et ceux qui voudraient une petite mise en bouche, dans Janua Vera (re)lisez Le service des dames et Une offrande très précieuse…
Mais aussi
Je précise d’abord qu’il est possible de lire la trilogie sans avoir rien lu précédemment de l’auteur. Bien sûr, on perd en connaissance préalable de l’univers, de certains des personnages, notamment les deux principaux, Ædan de Vaumacel (le Chevalier aux épines) et Benvenuto Gesufal (l’Assassin). Mais la trilogie se suffit à elle-même. En revanche, l’idéal est d’avoir bien en tête l’intégralité des romans et nouvelles ayant pour cadre le Vieux Royaume pour goûter pleinement les allusions du « Chevalier aux épines ». A minima, la (re)lecture de deux nouvelles de « Janua Vera », « Mauvaise donne » et « Le service des dames », permet de faire connaissance avec les deux principaux protagonistes.
Fichtre ^^
Merci pour la récapitulation. 😉
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Spoiler:5 janvier 2025 à 18 h 59 min #209145Tybalt Ouestrelin
- Pas Trouillard
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Je viens de terminer Gagner la guerre.
Que dire qui n’ait été dit ? Pas grand-chose, même le fait d’être en retard de quinze ans a déjà été fait !
Évolution de lecteur peut-être, j’ai été fâché de l’agression contre Clarissima (au point de fermer le livre, mais pour le rouvrir bien vite) alors qu’il y a 15 ans j’aurai sans doute considéré ça comme un banal événement de l’histoire.
Ah si, j’ai eu l’impression, finalement assez intéressante qu’on était du côté des « méchants ». Les personnages ne sont pas manichéens, ils sont plutôt gris, mais on a quand-même l’impression d’être dans le camp de ceux que dans la vie on aurait combattu. Et c’est presque un argument de plus en sa faveur !
En tout cas, j’ai été encore une fois convaincu par Jaworski. J’attaque Janua Vera et bientôt le chevalier aux épines..!
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Cette réponse a été modifiée le il y a 3 mois par
Tybalt Ouestrelin.
DOH 8&10 : Tybalt Ouestrelin, acolyte loyaliste devenu Mestre ; Or, Argent et Bronze.
DOH 9 : Lazzara zo Ghazîn, Grâce Bleue devenue Sénéchale. Miraculée devenue Conseillère. Pas Miraculée deux fois.5 janvier 2025 à 19 h 27 min #209146Elthaïn
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Si cela peut te rassurer, Clarissima a du répondant, mais je n’en dis pas plus.
Pour ma part, j’en suis au second tome du Chevalier aux Épines, et c’est toujours aussi savoureux. Ce que j’aime chez Jaworski, notamment, c’est comment il crée des liens entre les personnages de ses différentes histoires : untel qui est au second plan dans une histoire va devenir le personnage principal d’une autre, etc… C’est une immense tapisserie que l’on prend par différents bouts.
5 janvier 2025 à 21 h 45 min #209153R.Graymarch
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Je n’ai pas relu Gagner la guerre depuis longtemps mais suis d’accord que son traitement est une partie qui était déjà plus que limite au moment de la parution et qui passe encore moins aujourd’hui. Si je me souviens bien, l’auteur a toujours botté en touche sur ce sujet (en disant que c’est le personnage je crois) ce que je trouve dommage. Si c’est différent dans les autres tomes, tant mieux mais ça ne rattrape pas vraiment à mes yeux
Étonnant Tybalt que tu n’aies pas mis Janua Vera au début mais je me dis que tu auras quand même quelques belles découvertes en lisant ce tome séparé (qui se passe un peu avant, ou pas)
’ai le vague projet de lire Le Chevalier aux épines (d’ici mars 2031) et pour cela, je me suis dit que je devrais me mettre à jour avec les nouvelles parlant du protagoniste dans Janua Vera.
Pour poursuivre ce projet, j’ai lu il y a 6 semaines, Le Service des dames puis à l’instant Une offrande si précieuse. J’avais oublié pas mal de détails (et n’avais même pas fait le lien entre les deux car comme souligne Elthaïn, le PJ d’une histoire peut être le PNJ d’une autre), c’est toujours merveilleusement écrit. Je trouve que la première nouvelle est plus claire (car moins onirique) que la seconde mais cette dernière a des descriptions assez merveilleuses de guerriers se battant ou prenant la fuite.
Je vois que dans ce tome, il y a une grosse partie d’annexes, je vais parcourir ça avant de m’attaquer à plus gros
EDIT. J’ai lu. Une grosse moitié c’est de la chronologie
Avoir une carte (partielle), ça peut aider. Le site où j’ai trouvé ça n’aime pas le hotlink donc j’ai fait autrement
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Cette réponse a été modifiée le il y a 3 mois par
R.Graymarch.
Je sers la Garde et c'est ma joie. For this night, and all the nights to come
MJ de Chanson d'Encre et de Sang (2013-2020) et de parties en ligne de jeu de rôle
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DOH : #TeamLoyalistsForeverUntilNow. L’élu des 7, le Conseiller-Pyat Pree qui ne le Fut Jamais6 janvier 2025 à 20 h 56 min #209166Tybalt Ouestrelin
- Pas Trouillard
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Étonnant Tybalt que tu n’aies pas mis Janua Vera au début mais je me dis que tu auras quand même quelques belles découvertes en lisant ce tome séparé (qui se passe un peu avant, ou pas)
C’est vrai que je n’ai pas trop réfléchi, le roman m’attendait depuis longtemps, je me suis dit que les nouvelles viendraient lui donner encore de l’épaisseur et prolonger le plaisir..!
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DOH 9 : Lazzara zo Ghazîn, Grâce Bleue devenue Sénéchale. Miraculée devenue Conseillère. Pas Miraculée deux fois.6 janvier 2025 à 21 h 47 min #209169Elthaïn
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Cela peut fonctionner aussi ainsi. Bonne lecture. 😉 Et tu pourras enchainer sur Le Chevalier aux Épines par la suite.
7 janvier 2025 à 16 h 21 min #209179niels
- Patrouilleur Expérimenté
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Ah si, j’ai eu l’impression, finalement assez intéressante qu’on était du côté des « méchants ». Les personnages ne sont pas manichéens, ils sont plutôt gris, mais on a quand-même l’impression d’être dans le camp de ceux que dans la vie on aurait combattu. Et c’est presque un argument de plus en sa faveur !
Je ne qualifierais pas les personnages de « Gagner la guerre » de gris. Que ce soit Benvenuto, le podestat, Sassanos, ou même Clarissima qui est la plus sympathique du lot, je suis incapable de me rappeler d’une seule bonne action qu’ils auraient commis, ou d’un seul moment où ils auraient pensé à autre chose que leur pomme.
On est plutôt dans quelque chose de très manichéen je dirais, enfin, pas tant que ça vu que ça impliquerait d’avoir des héros clairement identifiés. Ca sonne comme un reproche, mais sans aller jusqu’à dire que c’est une qualité je trouve ça rafraichissant d’avoir des personnages franchement mauvais qui malgré tout reste très crédible et humains. Je parle surtout de Benvenuto qui laisse somme toute peu de place aux persos secondaires pour être plus que leur archétype, mais il n’est pas plus qu’il ne paraît être au premier abord, il n’est pas un monstre que la société a crée, un héros incompris ou un homme tragique en qui de la monstruosité et de l’héroïsme coexiste, il est juste une franche canaille assez minable et pathétique, et il perdrait je pense en intérêt à être autre chose. La force de ce perso est qu’il reste plaisant à suivre malgré qu’il soit au-delà de toute rédemption, par sa gouaille et ses qualités d’assassin/comploteur, mais aussi sa petitesse. C’est un type revanchard, mesquin et auto-centré sans tomber dans la caricature, et sans le rendre terriblement complexe ça le rend très humain.
7 janvier 2025 à 17 h 17 min #209181Lapin rouge
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Je parle surtout de Benvenuto qui laisse somme toute peu de place aux persos secondaires pour être plus que leur archétype, mais il n’est pas plus qu’il ne paraît être au premier abord, il n’est pas un monstre que la société a crée, un héros incompris ou un homme tragique en qui de la monstruosité et de l’héroïsme coexiste, il est juste une franche canaille assez minable et pathétique, et il perdrait je pense en intérêt à être autre chose. La force de ce perso est qu’il reste plaisant à suivre malgré qu’il soit au-delà de toute rédemption, par sa gouaille et ses qualités d’assassin/comploteur, mais aussi sa petitesse. C’est un type revanchard, mesquin et auto-centré sans tomber dans la caricature, et sans le rendre terriblement complexe ça le rend très humain.
Tu as raison, il est tout cela, mais ce qui fait qu’il peut attirer une certaine compréhension de la part du lecteur, c’est qu’il est le jouet de personnes encore pires que lui, mais plus puissantes (le podestat, Sassanos, les maîtres de la guilde des Chuchoteurs, le Shah de Ressine, etc.). Donc on en vient presque à le plaindre, tant il doit se débattre dans l’obscurité pour s’en sortir. Mais en général, il s’en sort par un acte répugnant, donc la sympathie retombe vite…
They can keep their heaven. When I die, I’d sooner go to Middle Earth.7 janvier 2025 à 17 h 54 min #209182Tybalt Ouestrelin
- Pas Trouillard
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Si je les qualifie de gris c’est surtout parce qu’ils sont tous, et c’est à mon avis un des aspects les plus intéressants de l’œuvre, un peu contraints dans leur rôle. Benvenuto n’est clairement pas défini par son système moral mais plutôt par sa ferme intention de survivre. Il n’est ni bon ni même mauvais en soi. C’est surtout du calcul économique : qu’est-ce qui me rapporte le plus au moindre coût ? Dans certains cas la dague, dans d’autres la fuite, dans d’autres encore la discussion et l’entraide (toujours intéressée certes mais alors?)
Pour moi donc on est à l’opposé de personnages manichéens puisqu’aucun n’est défini selon une considération morale : les gentils et les méchants. A la limite ceux qui se rapprochent le plus des « gentils » sont les Mastiggia… C’est dire si c’est peu opérant comme distinguo.
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DOH 9 : Lazzara zo Ghazîn, Grâce Bleue devenue Sénéchale. Miraculée devenue Conseillère. Pas Miraculée deux fois.7 janvier 2025 à 22 h 23 min #209186Elthaïn
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Je ne suis pas sûr que tous les personnages que l’on décrive ici soient mauvais, en tout cas dans le sens ou ce sont des personnages qui prendraient plaisir à faire souffrir autrui. Le podestat est un politicien des plus doués, ambitieux et retors, qui ne reculera devant rien pour réaliser ses projets. Il pourra faire abattre ceux qui s’opposent à lui, mais je ne pense pas qu’il en retire du plaisir. Son plaisir, c’est de voir ses plans réussirent, peu importe la méthode.
Mais oui, on ne suit pas les « gentils » de l’histoire, en tout cas les plus moraux, et les Mastiggia remplissent effectivement ce rôle.
Spoiler:Après, au final, ce ne sont pas toujours les plus moraux qui gagnent.Spoiler:L’ironie, dans le cas du Podestat, est d’avoir enfanté Belisario Ducatore.-
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Elthaïn.
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13 mars 2025 à 21 h 52 min #210000R.Graymarch
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Je me suis retroussé les manches et ai commencé Le Tournoi des Preux, premier tome du Chevalier aux Épines
J’ai tout d’abord été ravi de revenir dans le Vieux royaume, et de retrouver la plume si particulière de Jaworski (pour gagner du temps, je n’ai pas cherché chaque mot qui m’était inconnu). C’est très écrit, limite ampoulé voire prétentieux, peut-être « juste » érudit, mais en tout cas, c’est voulu et maitrisé. Un vrai tour de force qu’il est dur de nier
Ensuite, très vite, j’ai été perdu : trop de noms, de lieux, de concepts. Et pourtant, je connais le Vieux royaume (et la chronologie de la fin de Janua Vera), alors je me mets à la place de quelqu’un qui n’en connait rien.
J’ai continué ma lecture mais j’ai dû rater la plupart des sous intrigues (et autres fausses pistes). J’ai l’impression (mais je n’ai lu que le tome 1) que cet ouvrage est fait pour être relu, afin de mieux comprendre et voir ce qu’on a raté. En aurais-je envie sachant qu’il y a tant d’autres livres à découvrir ? Sans doute pasCar si le style est impressionnant, il est aussi étouffant, j’en suis ressorti assez épuisé (en plus d’être frustré de ne pas avoir tout saisi). Les « chemins de traverse » de la narration sont nombreux et l’auteur en use et abuse beaucoup. Ca donne une énorme épaisseur à son monde, mais à quel prix ? Ça m’a fait repenser à Rois du monde que je trouve aussi beaucoup moins digeste, mais aussi peut être beaucoup plus ambitieux, que Gagner la guerre.
En résumé, je me dis que le plus est parfois l’ennemi du bien, ou juste que ce n’est pas pour moi. J’en ressors hélas mitigé alors que j’aurais vraiment aimé aimer. A voir si je change d’avis avec la suite qui est parait-il plus enlevée
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Le sentiment du fer, de Jean-Philippe Jaworski
Genre : Fantasy.
Première édition : 2015.
Quel plaisir de revenir dans l’univers du Vieux Royaume et de retrouver la plume virevoltante de Jean-Philippe Jaworski ! Ce recueil réunit des nouvelles plus ou moins longues qui se déroulent des siècles avant le roman Gagner la Guerre, quand la Guerre des Grands Vassaux entraîne la chute de la Leomance. Toutes sont des « nouvelles à chute » où la fin est la clef des histoires.
Le Sentiment du Fer, nouvelle qui donne son titre au recueil. Retour à Ciudalia, la cité maritime inspirée de l’Italie du Moyen Âge. Cuervo Moera est un Chuchoteur, un maître assassin chargé de s’introduire dans le Palais du Sénateur Rapazzoni. Le lecteur replonge dans les sombres mystères de Ciudalia, avec un personnage qui évoque le Benvenuto de Gagner la Guerre. Cuervo nous permet de découvrir la vie grouillante du Palais, semblable à une ville en miniature, et les secrets des puissants. La conclusion acide et réjouissante retourne la situation. Une excellente mise en bouche qui remet à l’honneur la prose gouailleuse, idéale pour ce malfrat au service des plus riches.
L’elfe et les égorgeurs. Une courte nouvelle où Annoeth, un elfe ménestrel, pénètre dans un château dévasté par la soldatesque qui s’y est installé. Il requiert l’hospitalité à ces criminels endurcis et grossiers… Une courte histoire qui vaut pour l’évocation de la cruauté de cet univers en guerre et où on retrouve la culture et la magie des elfes.
Profanation. C’est le procès de Sabande Cufart. Un détrousseur de cadavres qui suivait les armées pour dépouiller les corps des soldats et qui s’est fait prendre… Mais Sabande a du bagout. Il explique, il détaille, il se défend avec adresse. Sa voix virevolte avec délectation : il cherche à embobiner les juges. Son histoire est-elle vraie ? Est-il un malheureux pris par erreur, confondu avec un malandrin ? La fin est magnifiquement diabolique et digne des romans d’horreur.
Désolation. Des nains guerriers dirigent un convoi de ravitaillement vers Weorburgh assiégée. Ils ont emmené avec eux des gnomes et des mules croulant sous les paquetages. Les nains sont un peuple fier et intelligent, gardant sous leur férule les gnomes peureux et serviles. À cause de la guerre, le convoi doit traverser un lieu que tout le monde évite : la vallée de Wyrmdale, où un dragon est endormi depuis quatre générations. Surtout ne pas le réveiller ! Mais les nains et les gnomes sont poursuivis par leurs ennemis : de féroces gobelins. La fin, cruelle, rappelle que l’histoire est instrumentalisée pour construire une vérité officielle.
La troisième hypostase. Lusinga est enchanteresse, une humaine de cent dix ans ayant échappé à sa condition grâce à des elfes qui lui ont permis de développer sa magie. Elle vit au milieu d’eux. Mais en ces temps de guerre, ses amis elfes sont partis à la guerre et les autres elfes rentrent chez eux. Lusinga distingue les signes annonciateurs de sa propre fin. Une nouvelle qui vaut pour son ambiance lourde et pleine de dangers, avec une fin qui retourne le récit.
22 mars 2025 à 21 h 43 min #210109R.Graymarch
- Barral
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Le Conte de l’assassin, deuxième tome du Chevalier aux Épines
Après un tome un assez poussif à mes yeux (je reconnais qu’il a pu servir d’introduction à la trilogie mais quand même il y avait de nombreux détours), ici enfin c’est beaucoup plus enlevé. C’est lié à la personnalité de l’individu qu’on retrouve.
La plume est toujours plaisante, avec ici beaucoup d’argot et de gouaille. Comme indiqué plus haut dans le fil, on repart du passé, on arrive à la fin du tome 1 puis cela continue. Et il y a pas mal de rebondissements et coups du sort. Le protagoniste est détestable mais il évolue au milieu de gens pires que lui alors on est (souvent) de son côté.
Il reste le dernier tome, le plus gros de la trilogie
Je sers la Garde et c'est ma joie. For this night, and all the nights to come
MJ de Chanson d'Encre et de Sang (2013-2020) et de parties en ligne de jeu de rôle
MJ par intérim de Les Prétendants d'Harrenhal (2024-), rejoignez-nous
DOH : #TeamLoyalistsForeverUntilNow. L’élu des 7, le Conseiller-Pyat Pree qui ne le Fut Jamais2 avril 2025 à 16 h 18 min #210276FeyGirl
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Des nouvelles de l’auteur sur les réseaux sociaux !
« De longue date, les éditions Denoël ont occupé une place privilégiée dans ma bibliothèque. Je suis donc très heureux de rejoindre ce prestigieux catalogue puisque mes romans seront désormais publiés chez Denoël, dans la collection Lunes d’encre. »
« Je travaille actuellement sur ‘La Grande Jument’, troisième branche du cycle celte ‘Rois du monde’. ‘La Grande Jument’ formera très certainement une trilogie. Quand ce cycle sera conclu, il est prévu que je couche par écrit d’autres récits du Vieux Royaume. »
2 avril 2025 à 18 h 03 min #210278Lapin rouge
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« De longue date, les éditions Denoël ont occupé une place privilégiée dans ma bibliothèque. Je suis donc très heureux de rejoindre ce prestigieux catalogue puisque mes romans seront désormais publiés chez Denoël, dans la collection Lunes d’encre. »
Merci Fey. On avait raison de ne pas se faire de souci pour lui après la fermeture des Moutons électriques.
« Je travaille actuellement sur ‘La Grande Jument’, troisième branche du cycle celte ‘Rois du monde’. ‘La Grande Jument’ formera très certainement une trilogie. Quand ce cycle sera conclu, il est prévu que je couche par écrit d’autres récits du Vieux Royaume. »
Donc ça fera sept volumes en tout pour « Rois du monde » (si on fusionne les troisième et quatrième tomes de la deuxième branche, comme l’a fait Folio SF). Quand on pense que le 1er volume est sorti quatre ans après ADWD…
They can keep their heaven. When I die, I’d sooner go to Middle Earth.2 avril 2025 à 21 h 05 min #210282Pat le petit porcher
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Quel plaisir de revenir dans l’univers du Vieux Royaume et de retrouver la plume virevoltante de Jean-Philippe Jaworski ! Ce recueil réunit des nouvelles plus ou moins longues qui se déroulent des siècles avant le roman Gagner la Guerre, quand la Guerre des Grands Vassaux entraîne la chute de la Leomance. Toutes sont des « nouvelles à chute » où la fin est la clef des histoires.
Mon sentiment sur ce recueil est mitigé… à cause des « chutes », justement. Le style de l’auteur est toujours savoureux, particulièrement jouissif dans les discours emberlificotés de l’accusé de Profanation, et plusieurs nouvelles font monter progressivement l’anxiété de manière très efficace. Mais souvent, quand on arrive à la fin, j’ai envie de dire « on n’y croit pas ». Le vrai sens de la mission du mercenaire au bout du compte, l’écart entre histoire officielle et histoire réelle dans la vallée de Wyrmdale… ça sonne faux, je n’arrive pas à trouver crédible que des personnages manigancent cela. Bref, des nouvelles très plaisantes à lire, mais tant qu’on ne s’approche pas trop de la fin pour certaines d’entre elles.
3 avril 2025 à 21 h 35 min #210304R.Graymarch
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Indiqué en ouverture de topic mais pas fan non plus du Sentiment du fer. Quant à la suite des Rois du monde, chat échaudé, eau froide, on verra bien combien il y aura de subdivisions et combien d’années ça prendra. Avant de rejoindre le vieux Royaume ? Ca tombe bien, il y a des trous
Et justement
Fin du rush hier soir, j’ai terminé Le Chevalier aux épines
(et écouté le podcast de la Garde d’à peine plus de 2h30)
En résumé, c’est bien mais je m’attendais à mieux donc je suis un peu déçu.
« Trop de notes » s’est entendu dire Mozart et là je me demande si on n’a pas trop de mots. Trop de mots et en même temps, il manque des trucs. Comme si certains éléments étaient « juste » pour le lore ou pour des fausses pistes. Je ne sais plus où j’ai lu quelqu’un qui disait que Victor Hugo écrivait un peu de la même manière parfois : au milieu d’une bataille, il mentionne une ferme et hop c’est parti pour 30 pages sur l’histoire de la ferme. Jaworski fait parfois ça avec des récits dans le récit ou des flashbacks.
Néanmoins, on ne peut nier que la trame est ultra construite et détaillée, le tout avec un style unique. Mais c’est déconcertant et parfois un peu étouffant. En plus, on sent que pour vraiment tout capter, il faut lire et relire, et avoir une bonne connaissance transversale de l’œuvre (donc aussi les autres nouvelles et recueils). Quant aux mots que je ne connaissais pas, j’ai lâché l’affaire, acceptant d’être perdu pour avancer le roman. (personnellement, je lis assez peu et il y a tellement de choses à découvrir que je doute de relire régulièrement). Sachant qu’on peut se perdre aussi dans la profusion de noms ou de récits, faut s’accrocher
Plus dans le détail, je persiste à penser que le tome 1 est le plus dur car c’est une introduction à beaucoup de choses et de gens. Le deuxième passe mieux car le narrateur est ce qu’il est. Quant au troisième, il est beaucoup plus resserré (et le devient de plus en plus avec le temps), ce qui le rend plus simple mais en même temps, je me demande ce qu’il se passe ailleurs (surtout car on nous a tellement montré ça comme enjeu majeur au niveau régional voire plus et puis pschiiiit). A se demander si ce n’est pas une manip’ pour prévoir d’autres tomes.
Je passe en spoiler pour la suite
Spoiler:Après un deuxième tome plus enlevé (on ne saura jamais ce qui a provoqué la main bizarre de Benvenuto… grmpf), je m’attendais à ce qu’on ait Ædan et Benvenuto, mais non on a juste le premier. Et on revient à un ton proche du premier tome. Au moins, il n’y a plus vraiment d’exposition donc ça passe mieux. Mais quand même Benvenuto me manque. A posteriori, c’est rigolo de voir que c’est un loser (manque de chance, pour le coup) qui a raté ses assassinats mais a quand même beaucoup changé la (mauvaise) donne géopolitique. Benvenuto, toujours dans des mauvais coups à batailler contre pire que lui (ce qui ne le blanchit pas vraiment). Là, on est dans l’après et on suit le Chevalier aux épines.Je ne sais pas pourquoi Jaworski s’échine à faire des fins de romans qui sont de très longues batailles où le héros morfle. On dirait un apogée de scénario de jdr. D’ailleurs, le roman fait très jdr, ce qui n’est pas si étonnant ni si rare, avec la personne revenue d’entre les morts, un culte innommable, des choix cornéliens à faire etc etc Reste qu’Ædan réussit à être aussi souple que Ned Stark et Stannis Baratheon réunis, et autant manipulé que le premier. Je trouve aussi que se focaliser sur ce groupe fait perdre les plus gros enjeux et c’est un peu dommage.
J’ai bien aimé qu’on ait la réponse pour les épines, ainsi que pour Coel. Mais dans un univers réaliste, j’avoue ne pas être trop fan de magie et de personnes « spéciales », or c’est ce qui arrive à Ædan. C’était chouette d’avoir l’explication, mais pour le coup, ça m’a affadi le personnage. Je n’ai sûrement pas tout capté mais j’avais vu les liens avec les personnages dans les chants du Bel Églantier. Quant à la dernière page (on dirait une scène post générique d’un film du MCU), merci les internets en effet. Et cela pose plein de questions sur ce qui s’est passé pendant cette ellipse, et ce qu’il y aura juste après. S’il faut lire, et se rappeler, tous les écrits du Vieux royaume pour faire le pont, ça va être compliqué
En résumé, cette trilogie est ambitieuse, bien écrite, très solide aussi en termes de fondations. Mais je pense que c’est mieux de connaître les récits d’avant et il faut aussi se préparer à beaucoup de mots, dont pas mal de compliqués, au point que la lecture parfois plus étourdissante que délicieuse. Jaworski se fait plaisir mais c’est moins à mon goût, probablement car la barre est trop haute.
Ca reste de la très bonne facture et sans doute rare en fantasy francophone. Chapeau aussi pour le rythme de production (wink wink)
Je sers la Garde et c'est ma joie. For this night, and all the nights to come
MJ de Chanson d'Encre et de Sang (2013-2020) et de parties en ligne de jeu de rôle
MJ par intérim de Les Prétendants d'Harrenhal (2024-), rejoignez-nous
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