Wild Cards (saga)

De La Garde de Nuit
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Wild Cards est une saga fantastique et uchronique de super-héros écrite à multiples mains par de nombreux auteurs depuis 1987. Cette collection est dirigée par George R. R. Martin qui est également l'un des auteurs participants. À l'heure actuelle, la saga Wild Cards est composée de plus de vingt tomes. Le 10 mars 2016, GRRM annonce sur son blog qu'un contrat portant sur trois nouveaux tomes a été signé avec Tor Books[1].

Parmi les autres contributeurs célèbres, on peut citer Roger Zelazny, Lewis Shiner, Melinda M. Snodgrass, Walter Jon Williams, Leanne C. Harper, Chris Claremont, Victor Milán ou John J. Miller.

Depuis septembre 2014, le début de la saga est traduite en français et est éditée chez J'ai Lu.

Origines de la saga[modifier]

À l'origine, la saga fut imaginée par un groupe d'écrivains vivant au Nouveau-Mexique à la suite de parties du jeu de rôle Superworld masterisées par George R. R. Martin entre 1983 et 1985, et de nombreux personnages de la saga sont inspirés des personnages des joueurs. Voulant conserver l'aspect de création collective, GRRM proposa à ses joueurs-écrivains de se lancer dans l'aventure d'anthologies à univers partagé, alors très en vogue, et tous acceptèrent avec enthousiasme. Afin d'expliquer que tant de personnages jouissent simultanément de super-pouvoirs, Melinda M. Snodgrass eut l'idée du virus extra-terrestre, et créa par la même occasion de personnage du Dr Tachyon. Cette idée de virus entraîna également l'apparition des jokers, qui représentent un des concepts les plus originaux de la saga. GRRM contacta d'autres auteurs qui ne faisaient pas partie du noyau originel des joueurs, dont Howard Waldrop, qui créa Jetboy, mais pour le faire mourir dès la fin de la première nouvelle, qu'il situa en 1946, car il ne souhaitait pas personnellement poursuivre l'expérience d'une saga à univers partagé[2].

Synopsis[modifier]

Le virus Wild Cards est un virus extra-terrestre, répandu au-dessus de New-York le 15 septembre 1946. Il tue immédiatement dix mille personnes, et cause chez les autres personnes contaminées d'horribles mutations. On établira par la suite que ce virus modifie l'ADN de ses victimes, dont 90 % meurent immédiatement (on dit qu'ils ont « tiré la reine noire »). Parmi les rescapés, neuf sur dix subissent des mutations monstrueuses ; ils sont surnommés les Jokers. Un dixième seulement des rescapés bénéficient de mutations leur conférant des super-pouvoirs, et deviennent des As. On peut aussi mentionner les Deux, des As dont le super-pouvoir est soit ridicule (par exemple faire pousser sa pilosité à volonté), soit trop faible pour être utile (par exemple léviter à cinquante centimètres)[3].

Le virus se propage progressivement au reste du monde (soit parce que le virus lui-même se répand, soit par contamination ou transmission héréditaire), mais New-York reste l'endroit au monde où Jokers et As sont les plus communs, à tel point que les premiers se sont regroupés dans un quartier de Manhattan, surnommé Jokertown (le quartier du Bowery, dans le Lower East Side). Quant aux As, ils connaissent des destins variés : certains restent dissimulés dans la population normale, et utilisent leurs pouvoirs pour leurs objectifs personnels, d'autres ont acquis célébrité et richesse, d'autres rejoignent les forces de l'ordre, ou, au contraire, nourrissent de noirs desseins…

À l'origine, ce virus avait été créé par une famille de Takisiens, des extra-terrestres de la planète Takis, dont la société oligarchique est divisée en grandes familles engagées dans une lutte séculaire pour le pouvoir. La maison Ilkazam créa le virus pour se doter de super-pouvoirs, mais, devant les résultats aléatoires (les Takisiens étant génétiquement proches des humains, ils ont rencontré la même distribution aléatoire des victimes et des bénéficiaires du virus), ils décidèrent de poursuivre leurs recherches par un essai à grande échelle en répandant le virus sur la Terre[3]. L'un de ses membres, le prince Tisianne, tenta de s'y opposer. Il échoua, mais parvint à se poser sur Terre, où il proposa ses services pour limiter le plus possible les effets délétères du virus. Surnommé Dr Tachyon, il ouvrit une clinique à Jokertown en 1966 pour y soigner les Jokers et les As qui avaient besoin d'aide.

Particularités[modifier]

Contrairement aux œuvres traditionnelles de super-héros, Wild Cards ne présente pas des super-héros parfaits ou combattant le crime. Très rares sont ceux qui ont une identité secrète, le manichéisme y est absent ; la plupart des Jokers vivent dans le ghetto de New-York rebaptisé Jokertown, tandis que certains As n'hésitent pas à utiliser leurs pouvoirs pour acquérir gloire et richesses. Les personnages y sont particulièrement humains, et les auteurs n'hésitent pas à mettre en avant des thèmes comme le sexe, la drogue ou la violence. Et les super-héros peuvent mourir.

Une autre particularité de la saga, c'est qu'en tant qu'uchronie, elle présente des personnages réels dont le destin a été fortement altéré par rapport au monde réel. Ainsi Mick Jagger est un As lycanthrope, Frank Zappa a un fils qui devient général de l'armée américaine, puis vice-président, etc. Les évènements historiques (comme le maccarthysme ou l'épidémie du SIDA) y sont abordés.

Enfin, le caractère collectif de l’œuvre en fait une grande partie de l'originalité, notamment dans les « mosaïques romanesques », les tomes où les apports de chaque auteur sont fondus en un seul récit (le premier tome obéissant à ce principe est Jokers Wild).

Héros mortels, personnages plongés dans un univers réaliste et complexe, récit à plusieurs voix… il ne fait pas de doute que l'écriture et l'édition de la saga Wild Cards donnèrent à George R.R. Martin une expérience qui fut précieuse dans l'élaboration du Trône de Fer.

Composition de la saga[modifier]

Romans et nouvelles[modifier]

Série originale[modifier]

La série originale se compose de 12 tomes publiés chez Bantam.

Nouveau cycle[modifier]

iBooks[modifier]

Tor Books[modifier]

HarperCollins Voyager (UK)[modifier]

  • Wild Cards XXVII : Knaves over Queens, HarperCollins Voyager, paru le 28 juin 2018 : Ce tome spécial, édité en exclusivité par un éditeur britannique, se concentre sur les effets de la propagation du virus Wild Cards au Royaume-Uni et en Irlande.

Nouvelles isolées[modifier]

Comics[modifier]

La saga a été adaptée en comics par Dabel Brothers Productions, la série comporte six volumes. Le scénario est signé Daniel Abraham et les illustrations Eric Battle.

  • The Hard Call #1
  • The Hard Call #2
  • The Hard Call #3
  • The Hard Call #4
  • The Hard Call #5
  • The Hard Call #6

Série Télévisée[modifier]

En août 2016, George R. R. Martin a annoncé sur son blog que les droits de la saga avaient été acquis par UCP (Universal Cable Productions) en vue d'une adaptation en série télévisée[5]. En juin 2018 puis en août 2018, l'auteur confirme que le projet d'adaptation télévisée est toujours d'actualité[6][7].

En novembre 2018, on apprend que le projet de série télévisée sera développé sur la plateforme de streaming Hulu et que deux séries se déroulant dans l’univers Wild Cards sont en cours de développement, afin de créer un univers super-héroïque construit autour de plusieurs séries si le succès est au rendez-vous. Le showrunner annoncé pour ces séries est Andrew Miller[8][9].

La saga Wild Cards en français[modifier]

Le 5 août 2012, George R.R. Martin annonce que les six premiers volumes de la saga originale paraîtront en France chez J'ai lu[10]. Les volumes paraissent dans la collection « Nouveaux millénaires » :

Voir aussi[modifier]

Les approfondissements de La Garde de Nuit[modifier]

Icone star.png "Wild Cards, l’autre saga-fleuve de G.R.R. Martin qui décape les histoires de super-pouvoirs", article de blog écrit par DroZo.

Sites officiels[modifier]

Notes et références[modifier]