A Dance with Dragons, Chapitre provisoire, Theon 1

De La Garde de Nuit
Aller à : navigation, rechercher

Cet article concerne le premier chapitre provisoire du cinquième livre, A Dance with Dragons dont le personnage Point de Vue est Theon Greyjoy.

Il fut dévoilé en avril 2008 dans le magazine SpectraPulse. D'après GRRM, ce chapitre ne devait pas se situer au début du livre.

Rapport avec les chapitres parus[modifier]

Ce chapitre est devenu le chapitre 13.

Résumé[modifier]

Un homme est retenu prisonnier dans les cachots souterrains de Fort-Terreur. Il vient d’attraper un rat et mord dedans à pleines dents. Il est tellement ravi de la douceur de la viande que des larmes lui montent aux yeux. Les rats viennent le mordre quand il dort, donc ce n’est après tout qu’une forme de vengeance. Il entend des voix dans les couloirs et arrête de manger, craignant que l’on s’aperçoive de son repas - pour lequel lord Ramsay le châtiera. Il sait qu'il devrait cacher le rat, se remémorant le destin de lady Donella Corbois, condamnée à se nourrir de ses propres doigts. Ces souvenirs font revenir la douleur dans ses doigts écorchés et amputés. Les tortures qu’il a subies depuis qu’il est prisonnier le tétanisent dès qu’il se les rappelle. Il décide d'en manger autant qu'il le peut, aussi rapidement qu'il le peut. Les pas semblent se diriger vers une autre cellule ; des cris se font entendre, de femmes surtout qui crient plus fort. Il s’évertue à sucer le dernier morceau de viande et à cracher l'os quand les pas reviennent.

Les pas s'arrêtent devant sa porte et il laisse tomber les restes de son rat. Une lumière éblouissante jaillit de l’ouverture et le fait crier. Il entend une voix de jeune garçon dire que la cellule ne doit pas être la bonne, et une autre assurer le contraire. Les deux garçons se moquent de sa puanteur et du fait qu’il soit obligé de se nourrir de rats. Ils lui demandent son nom, mais il n'en est pas sûr ; la seule chose dont il est sûr est qu'une mauvaise réponse lui coûtera un autre doigt. Alors un des garçons lui dit que son nom est Schlingue et il se souvient. Il sait pourtant qu'il n'est pas né avec ce nom. Il se rappelle tout à coup les noms des garçons, Grand Walder et Petit Walder. Schlingue a peur et note qu'ils ne sont plus les deux garçons de huit ans dont il se souvient. Même dans son état, il devrait être capable de battre deux petits garçons. Mais il rejette l'idée, concluant que l'évasion est sans doute un piège tendu et qu'il perdra plus de dents et de doigts s'il essaye. La seule évasion qu’il peut se permettre est de se rappeler son nom. Obéissant à leurs ordres, il suit les Walder, doux comme un agneau.

C'est la nuit à Fort-Terreur et la lune est pleine. Le château luit dans le noir et les hauts merlons triangulaires pointent vers le ciel tels des dents aiguisées. Il fait froid et Schlingue apprécie les odeurs du monde extérieur. Il se demande combien de temps a passé - six mois, une année ou même cinq ? Mais les garçons sont toujours jeunes, donc cela ne peut pas avoir été aussi long. Il sait qu'il doit raisonner et conserver sa santé mentale, même s'il perd des orteils, des doigts, des yeux et des oreilles. Petit Walder les mène et Schlingue suit docilement, avec le Grand Walder sur ses talons. Le vent le cingle, le glaçant jusqu’au sang. Il se demande combien il lui restera de doigts lorsque la neige arriva. Il regarde alors ses mains ; et ce sont les mains d'un vieil homme. Il se demande si les garçons ne sont pas finalement les fils des Walder qu'il connaissait.

Il entre dans la grande salle éclairée par des rangées de torches tenues par des mains humaines squelettiques, le plafond masqué par la fumée. Les deux garçons le laissent s’avancer. Il voit de nouveaux venus autour de Ramsay sur l'estrade. Le Bâtard est assis dans le siège de son père, buvant à la coupe de son père, et partageant sa table avec deux hommes plus âgés, sans doute des lords. L’un est décharné avec une barbe blanche, portant un surcot de peau d'ours loqueteux et sale[1]. Le deuxième est mince également, mais tordu, ses yeux sont gris et ses dents jaunes, sa barbe bifide est en bataille et blanche comme neige. Il est chauve, mais son manteau est d’excellente qualité et attaché avec une étoile d’argent[2]. Ramsay est vêtu de rose et blanc. À son oreille droite est suspendu un grenat en forme de goutte de sang. Malgré des vêtements fantaisie, il est laid, gros et mal bâti. Schlingue pense qu'il terminera ses jours obèse. Sa peau est tachetée, mais il a les yeux pâle de son père.

Ramsay présente Schlingue comme un ami d'enfance. Il concède qu'il sent vraiment la tombe. Le lord à l'étoile d'argent pense quant à lui qu'il sent le vomi éventé et se demande pourquoi Ramsay leur inflige pareille présence pendant qu'ils mangent. Le deuxième regarde de plus près le prisonnier et déclare que, malgré la perte de poids et les cheveux devenus blancs, il lui rappelle quelqu'un. Le premier en est d'accord et se demande si Schlingue ne pourrait pas être le pupille des Stark, celui qui souriait toujours. Ramsay avoue que Schlingue sourit moins maintenant à cause de ses dents cassées. Le deuxième lord répond que Ramsay devrait museler ses prisonniers plutôt que les édenter. Schlingue prend alors la parole pour dire que cela était justifié, car il a été désobéissant et insolent, se rappelant silencieusement qu'il doit servir et obéir. Ramsay note le sang autour de la bouche de Schlingue et demande s'il a mâché ses doigts. Schlingue jure que non. Il sait que Ramsay aime écorcher les membres et laisser l'infection s'installer, jusqu'à ce que la douleur, telle qu'elle peut rendre fou un homme, oblige sa victime à supplier qu'on l'ampute, ce à quoi Ramsay s'employait aussitôt. Schlingue avait essayé de s'arracher lui-même un doigt écorché, et il avait été puni pour cela de plusieurs dents en moins.

Schlingue avoue avoir mangé un rat. Ramsay le regarde fixement, rétorquant que les rats sont possession de lord Bolton, son père, et qu'ils ne peuvent pas être mangés sans sa permission. Schlingue ne sait pas quoi dire. Il craint que Ramsay ne donne suite à sa menace d'équilibrer le nombre de doigts et d'orteils qu'il lui reste. Pour le moment, il a perdu deux doigts à gauche, mais seul l'auriculaire à droite, trois orteils à gauche et un à droite. Schlingue se dit que Ramsay ne le blesse que lorsqu'il lui donne une raison pour le faire, mais que sinon il est charitable et gentil. Au début de son emprisonnement, Schlingue avait des propos si mauvais envers son geôlier qu'il aurait mérité de voir écorcher son visage. Ramsay interrompt son silence en annonçant qu'il doit épouser la fille d'Eddard Stark, Arya dont Schlingue doit se souvenir. Ce dernier l'admet, et repense aux surnoms d'Arya, dont Sous mes pieds, mais en s'abstenant de les citer. Il se rappelle aussi de Sansa comme étant la plus jolie et de son rêve qu'un jour lord Eddard puisse lui offrir sa main et le traiter comme un autre fils. Il rejette cette pensée comme une fantaisie d'enfant. Ramsay affirme qu'elle sera lady de Winterfell et lui son lord ; il demande à Schlingue s'il viendra à son mariage. Schlingue le félicite et accepte, si Ramsay le souhaite, ce qu'il lui assure. Ramsay insiste ensuite pour qu'on l'alimente correctement, qu'on le nettoie et qu'on lui rende ses couleurs d'antan, car il aura besoin de ses forces pour une tâche que Ramsay veut lui confier, si Schlingue veut bien le servir. Schlingue assure à Ramsay de son obéissance et le prie de le laisser le servir. Devant une demande aussi courtoise, Ramsay ne peut refuser, et déclare qu'il combattra, avec Schlingue à son côté, pour conquérir sa promise.

Notes et références[modifier]

  1. Il s'agit probablement d'Hother Omble.
  2. Il s'agit vraisemblablement d'Arnolf Karstark.
Icone book.png
Icone book.png
Chapitres provisoires de ADWD