Baelor Targaryen

De La Garde de Nuit
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Baelor Targaryen
Identité
V.O. Baelor Targaryen
"Breakspear"
Surnom Briselance
Apparence
Cheveux noirs de jais
Statut
Rang prince
Titre prince de Peyredragon
Main du Roi
Naissance 170
Décès 209 (Cendregué)
Famille
Père Daeron II Targaryen
Mère Mariah Martell
Épouse Jena Dondarrion
Enfants Valarr Targaryen
Matarys Targaryen
Blasons
Baelor faisait partie de la maison Targaryen
Main du Roi
Lord Fengué Valarr Targaryen ? ►

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Né en l'an 170, le prince Baelor Targaryen, dit Baelor Briselance, était le fils aîné et héritier du roi Daeron II Targaryen et de la reine Mariah Martell. Il épousa Jena Dondarrion dont il eut deux fils, les princes Valarr et Matarys[1].

C'était un chevalier et jouteur réputé, qui passait pour l'héritier idéal du roi Daeron II dont il fut par ailleurs la Main. Toutefois, il trouva la mort en l'an 209 à Cendregué, en défendant l'honneur d'un chevalier errant, ser Duncan le Grand[2].

Physique[modifier]

Le prince Baelor avait des cheveux noirs de jais coupés courts, hérités de sa mère dornienne, qui se poivrèrent avec l'âge. Il était glabre et son nez avait été cassé à deux reprises. Il dédaignait le luxe et les élégances vestimentaires. Imposant, il émanait de lui une assurance et une autorité naturelle[2].

Son physique, plus proche de celui des Dorniens que de celui des Valyriens fut l'une des causes de la première des rébellions Feunoyr. En effet, les Dorniens ayant longtemps été considérés comme des ennemis par le reste des Sept Couronnes, l'aspect physique de ce potentiel souverain attisa les haines des réactionnaires, insatisfait du rattachement pacifique de Dorne au royaume[3].

Histoire[modifier]

Avant Le Chevalier Errant[modifier]

Chevalier émérite, le prince Baelor gagne à dix-sept ans le surnom de Briselance en parvenant à vaincre ser Daemon Feunoyr lors de la dernière joute du tournoi donné en l'honneur du mariage de la princesse Daenerys et du prince Maron Martell[3]. Outre ses compétences martiales, il se distingue par ses capacités de commandement en l'an 196, pendant la première rébellion Feunoyr, en menant les troupes dorniennes et orageoises qui attaquent les arrières de l'armée rebelle de Daemon Feunoyr lors de la bataille du champ d'Herberouge, pendant que son frère Maekar reforme l'ost de lord Arryn[4][3]. Il est ensuite nommé Main du Roi par son père et s'illustre à cette position[5]. En l'an 199, il brise quatre lances[N 1] contre un chevalier errant, ser Arlan de l'Arbre-sous lors d'un tournoi se déroulant à Accalmie, ce qui marquera suffisamment le prince pour qu'il se souvienne du nom de ser Arlan quelques années plus tard[2].

Dans Le Chevalier Errant[modifier]

Le tournoi[modifier]

En l'an 209, le prince Baelor est présent au tournoi de Cendregué: son fils aîné (Valarr) est l'un des cinq champions de la reine d'amour et de beauté. Du fait de son rang, il occupe la place d'honneur et lord Cendregué lui laisse même ses appartements personnels pour le temps du tournoi. Le frère de Baelor, l'ombrageux prince Maekar s'inquiète de ne pas voir arriver ses propres fils, Daeron et Aegon. Ils comptent envoyer ser Roland Crakehall de la Garde Royale pour les retrouver, ce qui n'apaise ni les craintes, ni la colère de Maekar, qui pense que Daeron ne sera pas de retour à temps pour le tournoi. Baelor reproche à son frère d'avoir obligé Daeron à rentrer en lice, alors qu'il n'a aucun gout pour les joutes. Il tente d'apaiser Maekar, en lui rappelant que son autre fils, Aerion, est un meilleur jouteur et qu'il est bien présent pour participer au tournoi. Ils sont interrompus par un chevalier errant, ser Duncan le Grand, ancien écuyer de ser Arlan de l'Arbre-sous. Baelor a été informé de l'affaire : ser Duncan doit prouver qu'il est chevalier, sans quoi, il ne peut participer au tournoi. Lord Cendregué le soupçonne d'être un bandit qui a dépouillé ser Arlan et s'apprête à le débouter. Mais le prince Baelor, qui se souvient bien de ser Arlan, parvient à démontrer que Duncan était bien son écuyer. Il se montre aimable et intercède alors en sa faveur, ce qui lui permet de s'inscrire. Ser Duncan, reconnaissant, lui promet de se battre avec bravoure.

Le premier jour de joute, le prince Baelor assiste au tournoi à la place d'honneur aux côtés de lord Cendregué, mais sans Maekar, parti à la recherche de ses fils perdus. Il assiste notamment à la prestation déshonorante et cruelle de son neveu, Aerion, qui estropie volontairement le champion Humphrey Hardyng. La déloyauté de cet acte pousse lord Cendregué à disqualifier Aerion, qui doit donner son cheval à Humphrey Hardyng, mais certains y voient une idée du prince Baelor. En effet, celui-ci a envoyé son propre mestre auprès du chevalier blessé. Lorsque lord Cendregué propose qu'un autre prenne la place de ser Humphrey comme champion, le prince Baelor juge qu'il serait inconvenant de retirer les armes du chevalier.

Au soir de la première journée de joute, un autre incident impliquant Aerion éclate. Le spectacle d'une troupe de marionnettiste lui ayant déplu, Aerion et sa suite maltraite les saltimbanques. Ils sont secouru par ser Duncan le Grand, qui frappe Aerion, mais les gardes de celui-ci finissent par l'immobiliser. Alors qu'Aerion s'apprête à le torturer, l'échauffourée est interrompue par l'intervention de l'écuyer de ser Duncan, l'Œuf, dont l'identité secrète est révélée. Ser Duncan est emprisonné: on l'accuse d'avoir enlevé l'Œuf et d'avoir aidé des rebelles. Par ailleurs, en frappant un prince de la famille royale, le chevalier a commis un crime. Lors d'un entretien privé, le prince Baelor, qui n'est pas dupe des mensonges inventés par Aerion, approuve le comportement de ser Duncan. Il lui assure son soutien, en tant que juge lors du procès à venir. Toutefois, son frère Maekar sera juge, et Baelor pense qu'il préférera croire Aerion. Les autres juges (Lord Cendregué et lord Leo Tyrell) risquent d'être influencés par Maekar. Ser Duncan comprend qu'il risque de perdre sa main et son pied, si ce n'est pire. Le prince lui conseille alors de réclamer un duel judiciaire, puisque son statut de chevalier le lui autorise.

La justice[modifier]

Lors de la séance de justice, le prince Aerion exige que le duel judiciaire soit un jugement des Sept[N 2]. Ser Duncan peine à trouver six compagnons pour être ses champions, peu de monde souhaitant venir au secours d'un chevalier errant sans le sou, et risquer l'ire de la maison Targaryen. Alors qu'il va être déclaré coupable, faute d'avoir trouvé un septième champion, le prince Baelor décide de le soutenir. Impressionné par son courage et sa noblesse, Baelor a décidé d'emprunter l'armure et le cheval de son fils pour secourir celui qui a défendu les faibles et les innocents.

L'aide du prince est précieuse, car il est un expert des joutes : il conseille de prendre des lances de tournoi, plutôt que des lances de guerre, comme les accusateurs. Certes, elles sont plus fragiles ... Mais elles sont aussi plus longues, ce qui est un avantage non-négligeable. Du fait de son statut de prince du sang, Baelor sait que les trois frères-jurés de la Garde Royale qui sont du côté des accusateurs ne peuvent pas s'en prendre à lui[N 3]. Il prétend donc les défaire un à un. Au cours du jugement des Sept, le prince défait effectivement au moins deux gardes royaux, avant d'affronter son propre frère, Maekar, qui soutient ses fils. Il reçoit l'aide de lord Lyonel Baratheon, mais le combat est bientôt terminé : vaincus par Ser Duncan, Daeron et Aerion ont retiré leur accusation. L'accusé est innocenté.

Alors que les champions de l'accusé se font désarmer, le prince éprouve de la difficulté à retirer son casque, qui a été enfoncé à la base. Ser Duncan lui promet d'être son homme, ce que le prince accepte, pendant que le forgeron Crâne d'Acier parvient finalement à lui retirer son heaume ... qui laisse apparaître son crâne fendu. Baelor Targaryen s'effondre sur ser Duncan, mort.

Icone loupe.png Voir article détaillé : jugement des Sept de Cendregué.

Il est incinéré, selon la coutume des Targaryen. Selon toute probabilité, c'est la masse d'arme de son frère qui lui a porté le coup fatal, ce dont celui-ci se désole profondément[2][3]. Son souvenir hantera longtemps ser Duncan[4]. La même année, ses deux fils, ainsi que son père, trouvèrent la mort lors du Fléau de Printemps, et le Trône passa donc à Aerys, son frère cadet[4].

Notes et références[modifier]

Notes[modifier]

  1. Ser Arlan prétendra quelques années plus tard en avoir brisé sept (cf. Le Chevalier Errant).
  2. Méthode ancienne de duel judiciaire, où accusateurs et accusés sont représentés par sept champions, un pour chaque dieu de la religion des Sept (cf Le Chevalier Errant).
  3. Ils n'ont pas le droit de porter atteinte à un membre de la famille royale.

Références[modifier]