Religion du dieu Noyé

De La Garde de Nuit
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V.O. : the Drowned God

Le dieu Noyé est la divinité principale de la religion des Fer-nés. Son élément est la mer, où se trouve son royaume. Il s'agit d'une religion dualiste, le dieu Noyé ayant un pendant négatif incarné par le dieu des Tornades, maître du vent.

Culte[modifier]

Le culte du dieu Noyé est représenté par des prêtres prédicateurs et leurs disciples, les noyés, possédant une trique de bois flotté. Les prêtres et les disciples sont consacrés au dieu par immersion dans la mer jusqu'à la noyade pour renaître ensuite (une réanimation par massage cardiaque ou respiration artificielle[1][2]). Durant cet acte est récitée la litanie suivante : « ce qui est mort ne saurait mourir mais se lève à nouveau, plus dur à la peine et plus vigoureux ». Les enfants des Fer-nés sont traditionnellement baptisés par immersion dans l'eau de mer, bien que cette pratique ancestrale tende à être remplacée par une simple aspersion par de l'eau salée[3]. Les navires sont également baptisés à l'eau de mer[4] et la présence d'un prêtre du culte à bord d'un bateau est considérée comme protectrice. L'eau de mer étant considérée comme sacrée, les prêtres en boivent quelques gorgées lorsqu'ils doivent raffermir leur foi[5].

Philosophie et croyances[modifier]

La philosophie du culte est liée aux fondements de la culture fer-née. Elle témoigne de la lutte permanente contre la rudesse des conditions de vie dans les îles de Fer. Les principes de cette religion sont à l'image du sacrifice du dieu qui s'est noyé pour son peuple avant de revenir à la vie. Elle enseigne l'acceptation des épreuves, un mode de vie volontaire dans lequel seuls les plus forts peuvent survivre. De plus, les guerriers fer-nés ne craignent pas la mort par noyade, n'hésitant pas à se battre en armures lourdes sur le pont de leurs bateaux. S'ils ont bien suivi les préceptes de l'Antique Voie (code de conduite émanant des traditions orales du peuple Fer-né), ils ont l'assurance de festoyer à jamais dans les demeures liquides du dieu Noyé, servis par les sirènes[3]. Aucun impie ne saurait d'ailleurs occuper le trône de Grès.

Comme la religion des Sept ou celle des anciens dieux, la religion du dieu Noyé proscrit le parricide. Le dieu Noyé pourrait, à l'instar des anciens dieux, communiquer avec ses adeptes par le biais de rêves à caractère prophétique[5].

Rites[modifier]

Pour s'assurer les faveurs du dieu Noyé et faire en sorte que les prières soient entendues, il est de coutume de lui faire le sacrifice d'une ou plusieurs vies en noyant les victimes ou en jetant leurs cadavres à la mer. Les prêtres du culte peuvent égorger des serfs pour ce faire mais les adeptes n'ont pas besoin de leur intercession pour faire des présents au dieu Noyé ; les capitaines lui offrent ainsi le corps de leurs ennemis ou de leurs captifs après une bataille ou lorsqu'ils ont besoin de son appui. C'est notamment le cas avant de lever l'ancre, pour obtenir des vents favorables ou prendre une décision d'importance[5][6].

Prières et paroles cérémonielles[modifier]

Lors des baptêmes, le prêtre du dieu Noyé et le nouvel adepte répètent à tour de rôle les litanies suivantes :

« Fais que ton serviteur renaisse de la mer comme tu en renaquis. Accorde-lui la bénédiction du sel, la bénédiction de la pierre, la bénédiction de l'acier »

« Ce qui est mort ne saurait plus mourir »

« Ce qui est mort ne saurait plus mourir mais ressurgit plus rude et vigoureux »[7].

Icone loupe.png Voir article détaillé : Antique Voie.

Prêtres connus[modifier]

Voir aussi[modifier]

Notes et références[modifier]